Simulateurs & calculs · Gestion sociale & administrative
Majoration des heures supplémentaires
Calcule la rémunération des heures supplémentaires (majorations 25 % / 50 %).
Barème vérifié le 1 juillet 2026 · par Gigi RH
En bref
Les heures supplémentaires sont les heures effectuées au-delà de 35 heures par semaine à la demande de l’employeur. À défaut d’accord collectif, elles sont majorées de 25 % pour les 8 premières heures (de la 36e à la 43e) et de 50 % au-delà (art. L3121-36 du Code du travail). Un accord peut fixer un autre taux, sans descendre sous 10 %.
Résultat estimé
74,25 € / semaine
| 5 h à +25 % | 74,25 € |
| 0 h à +50 % | 0,00 € |
| Total heures supplémentaires | 74,25 € |
Points de vigilance
- Au-delà du contingent annuel (220 h à défaut d’accord), une contrepartie obligatoire en repos s’ajoute.
- Un accord de branche ou d’entreprise peut fixer un autre taux de majoration (au minimum +10 %).
- Les heures supplémentaires ouvrent droit à une réduction de cotisations salariales et à une déduction forfaitaire patronale (TPE/PME).
Barème vérifié le : 1 juillet 2026
Base légale / source : Art. L3121-36 du Code du travail — +25 % pour les 8 premières heures, +50 % au-delà (sauf accord).
Votre convention collective peut prévoir des dispositions plus favorables que le Code du travail : vérifiez toujours votre convention (IDCC) avant d’appliquer un calcul ou un modèle.
Document informatif — il ne se substitue pas à un conseil juridique personnalisé ni aux dispositions de votre convention collective.
Méthode de calcul
- Saisissez le taux horaire brut du salarié (pré-rempli avec le SMIC horaire, à ajuster au salaire réel).
- Saisissez le nombre d’heures supplémentaires effectuées dans la semaine, au-delà de 35 heures.
- L’outil valorise les 8 premières heures supplémentaires au taux horaire majoré de 25 % (taux × 1,25).
- Il valorise les heures au-delà de la 8e au taux horaire majoré de 50 % (taux × 1,50).
- Il additionne les deux montants pour obtenir la rémunération brute des heures supplémentaires de la semaine. Simplification assumée : le calcul applique les taux légaux par défaut, sans tenir compte d’un éventuel taux conventionnel différent ni d’un repos compensateur de remplacement.
Exemple de calcul
Hypothèses : taux horaire brut de 12 € et 10 heures supplémentaires effectuées dans la semaine (soit 45 heures au total). Les 8 premières heures : 8 × 12 € × 1,25 = 120 €. Les 2 heures suivantes : 2 × 12 € × 1,50 = 36 €. Rémunération brute des heures supplémentaires : 120 € + 36 € = 156 € pour la semaine, en plus du salaire de base.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le contingent annuel d’heures supplémentaires ?
Le contingent est le volume d’heures supplémentaires qu’un salarié peut effectuer chaque année sans contrepartie particulière au-delà des majorations : 220 heures par an et par salarié à défaut d’accord collectif. Les heures accomplies au-delà du contingent ouvrent droit, en plus des majorations, à une contrepartie obligatoire en repos (100 % dans les entreprises de plus de 20 salariés, 50 % sinon), après avis du CSE s’il existe.
Les heures supplémentaires sont-elles exonérées d’impôt et de cotisations ?
Partiellement : la rémunération des heures supplémentaires (majoration comprise) est exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € net par an, et bénéficie d’une réduction de cotisations salariales. Côté employeur, les entreprises de moins de 20 salariés profitent d’une déduction forfaitaire de cotisations patronales par heure supplémentaire, et celles de 20 à moins de 250 salariés d’une déduction plus faible. Ces montants restent soumis à CSG-CRDS.
Ma convention collective peut-elle prévoir une majoration différente de 25 % ?
Oui : un accord d’entreprise ou, à défaut, de branche peut fixer le taux de majoration des heures supplémentaires, avec un plancher légal de 10 %. Certains accords retenaient historiquement 10 % ou 15 % pour les premières heures. Les taux de 25 % et 50 % appliqués par ce simulateur ne valent donc qu’à défaut d’accord : vérifiez votre convention collective (IDCC) et vos accords d’entreprise avant d’établir la paie.
Un salarié peut-il refuser de faire des heures supplémentaires ?
En principe, non : les heures supplémentaires décidées par l’employeur dans la limite du contingent s’imposent au salarié, et un refus non justifié peut constituer une faute. Le refus est en revanche légitime si l’employeur ne respecte pas les règles (délai de prévenance inexistant, majorations impayées, dépassement des durées maximales de travail). Inversement, des heures effectuées sans demande de l’employeur, mais avec son accord au moins implicite, doivent être payées.
Peut-on remplacer le paiement des heures supplémentaires par du repos ?
Oui : un accord collectif (ou, dans les entreprises sans délégué syndical, une décision de l’employeur sous conditions) peut prévoir un repos compensateur de remplacement, équivalent en durée à la majoration : une heure à +25 % donne 1 h 15 de repos. Les heures intégralement compensées en repos ne s’imputent pas sur le contingent annuel. Ce simulateur chiffre uniquement le paiement en argent ; le repos obéit aux règles de votre accord.
Les heures supplémentaires comptent-elles pour un salarié à temps partiel ?
Non : un salarié à temps partiel n’effectue pas des heures supplémentaires mais des heures complémentaires, décomptées au-delà de la durée contractuelle et plafonnées (en principe au dixième de cette durée, jusqu’à un tiers par accord). Elles sont majorées de 10 % dès la première heure, puis de 25 % au-delà du dixième, sauf taux conventionnel différent. Le régime est distinct de celui calculé par ce simulateur, réservé au temps plein.
