Simulateurs & calculs · Gestion sociale & administrative
Durée du préavis
Estime la durée légale du préavis en fin de contrat.
Barème vérifié le 1 juillet 2026 · par Gigi RH
En bref
Le préavis est la période travaillée entre la notification de la rupture du contrat et son terme effectif. En cas de licenciement, la durée légale dépend de l’ancienneté : 1 mois entre 6 mois et 2 ans d’ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans ; en dessous de 6 mois, elle est fixée par la convention collective ou les usages (art. L1234-1 du Code du travail).
Résultat estimé
2 mois
| Ancienneté | 3 an(s) |
| Préavis légal (licenciement) | 2 mois |
Points de vigilance
- Le préavis n’est pas dû en cas de faute grave ou lourde, ou d’inaptitude (régime spécifique).
- Moins de 6 mois : la durée relève de la convention collective ou des usages.
- La convention collective peut prévoir un préavis plus long — c’est elle qui prime si elle est plus favorable.
- Dispense de préavis par l’employeur : l’indemnité compensatrice reste due.
Barème vérifié le : 1 juillet 2026
Base légale / source : Art. L1234-1 du Code du travail (licenciement). Démission : durée fixée par la convention collective ou les usages.
Votre convention collective peut prévoir des dispositions plus favorables que le Code du travail : vérifiez toujours votre convention (IDCC) avant d’appliquer un calcul ou un modèle.
Document informatif — il ne se substitue pas à un conseil juridique personnalisé ni aux dispositions de votre convention collective.
Méthode de calcul
- Saisissez l’ancienneté du salarié en années (3 ans et 6 mois = 3,5) et le motif de rupture : licenciement ou démission.
- Pour un licenciement, l’outil applique le barème légal : moins de 6 mois d’ancienneté, durée renvoyée à la convention collective ou aux usages ; de 6 mois à moins de 2 ans, 1 mois ; 2 ans et plus, 2 mois.
- Pour une démission, l’outil ne calcule pas de durée : le Code du travail ne fixe pas de préavis légal général, la durée résulte de la convention collective, de l’accord collectif ou des usages.
- Dans tous les cas, comparez le résultat à votre convention collective : si elle prévoit un préavis plus long en licenciement au bénéfice du salarié ou des règles propres, ce sont elles qui s’appliquent.
Exemple de calcul
Hypothèse : un salarié licencié pour motif personnel (hors faute grave) avec 3 ans d’ancienneté à la date de première présentation de la lettre de licenciement. Son ancienneté étant supérieure ou égale à 2 ans, le préavis légal est de 2 mois. Avec 1 an d’ancienneté, il aurait été de 1 mois ; avec 4 mois d’ancienneté, la durée aurait dépendu de la convention collective ou des usages.
Questions fréquentes
Le préavis est-il dû en cas de faute grave ou de faute lourde ?
Non : la faute grave, comme la faute lourde, prive le salarié de l’exécution du préavis et de l’indemnité compensatrice correspondante. Le contrat cesse à la notification du licenciement. Le salarié conserve en revanche son indemnité compensatrice de congés payés. L’inaptitude obéit à un régime spécifique : le préavis n’est pas exécuté, mais il est pris en compte pour le calcul de l’indemnité de licenciement en cas d’inaptitude d’origine professionnelle.
Quelle est la durée du préavis de démission ?
Le Code du travail ne fixe aucune durée légale générale pour le préavis de démission (hors cas particuliers comme les journalistes ou les VRP). La durée applicable résulte de la convention collective, d’un accord collectif ou, à défaut, des usages de la profession et de la localité. Elle varie couramment de 2 semaines à 3 mois selon la catégorie professionnelle. Consultez votre convention (IDCC) avant d’acter une date de départ.
L’employeur peut-il dispenser le salarié d’effectuer son préavis ?
Oui : l’employeur peut dispenser le salarié d’exécuter tout ou partie de son préavis, mais cette dispense ne réduit pas les droits du salarié. Il doit alors verser une indemnité compensatrice de préavis égale à la rémunération que le salarié aurait perçue s’il avait travaillé, congés payés afférents compris. Si c’est le salarié qui demande la dispense et que l’employeur l’accepte, aucune indemnité n’est due pour la période non travaillée.
Quand commence le préavis de licenciement ?
Le préavis court à compter de la date de première présentation de la lettre recommandée de notification du licenciement, que le salarié la retire ou non. Il s’agit d’un délai préfix : il ne peut en principe être ni suspendu ni interrompu, sauf exceptions (congés payés déjà posés avant la notification, arrêt pour accident du travail, ou accord des parties). Le contrat prend fin à l’expiration du préavis, exécuté ou non.
Ma convention collective peut-elle prévoir un préavis plus long que la loi ?
Oui, et c’est très fréquent, notamment pour les cadres : de nombreuses conventions prévoient 3 mois de préavis quelle que soit l’ancienneté. En cas de licenciement, la durée conventionnelle s’applique si elle est plus favorable au salarié que le barème légal ; la loi fixe seulement un minimum. C’est pourquoi ce simulateur donne la durée légale et vous invite systématiquement à vérifier votre convention collective (IDCC).
