Simulateurs & calculs · Gestion sociale & administrative
Arrêt maladie : IJSS & maintien de salaire
Calcule les indemnités journalières de la Sécurité sociale (maladie ou accident du travail), les carences applicables et le complément employeur légal (loi de mensualisation) — pour connaître votre reste à charge.
Barème vérifié le 1 juillet 2026 · par Gigi RH
En bref
Pendant un arrêt maladie, le salarié perçoit des indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) égales à 50 % de son salaire journalier de base, après 3 jours de carence. L’employeur verse en complément un maintien de salaire légal (90 % puis 66,66 % du brut, IJSS déduites) si le salarié a au moins un an d’ancienneté.
Résultat estimé
260,42 € de complément employeur
| IJ Sécurité sociale (journalière) | 39,45 € |
| Jours indemnisés par la CPAM (carence 3 j) | 12 j |
| Total IJSS estimé | 473,37 € |
| Maintien à 90 % (8 j) | 260,42 € |
| Maintien à 66,66 % (0 j) | 0,00 € |
| Complément employeur estimé | 260,42 € |
| Total perçu par le salarié (estimation) | 733,79 € |
Points de vigilance
- La plupart des conventions collectives améliorent fortement ce régime (maintien à 100 %, carence supprimée…) : vérifiez votre IDCC avant toute paie.
- La carence de 7 jours du maintien employeur ne s’applique qu’aux arrêts d’origine non professionnelle.
- Les durées de maintien (30 à 90 jours par période de 12 mois glissants) s’épuisent : tenez le compteur si plusieurs arrêts se succèdent.
- Mode de calcul IJSS : 50 % du salaire journalier de base, plafonné à 41,47 €.
- Subrogation recommandée : l’employeur maintient le salaire et perçoit les IJSS à la place du salarié — plus simple pour tout le monde (à cocher dans la DSN).
- Depuis avril 2025, le salaire pris en compte pour les IJSS maladie est plafonné à 1,4 SMIC (les salaires supérieurs ne produisent pas plus d’IJ).
- Ajoutez la prévoyance : au-delà du maintien légal, un contrat de prévoyance prend souvent le relais.
Barème vérifié le : 1 juillet 2026
Base légale / source : Art. L323-1 et R323-1 et s. CSS (IJSS maladie : 50 % du salaire journalier de base plafonné à 1,4 SMIC, carence 3 jours) ; L433-1 CSS (AT/MP : 60 % puis 80 %, sans carence) ; L1226-1 et D1226-1 C. trav. (maintien légal : 90 % puis 66,66 %, carence 7 jours, hors AT/MP).
Votre convention collective peut prévoir des dispositions plus favorables que le Code du travail : vérifiez toujours votre convention (IDCC) avant d’appliquer un calcul ou un modèle.
Document informatif — il ne se substitue pas à un conseil juridique personnalisé ni aux dispositions de votre convention collective.
Méthode de calcul
- Calculez le salaire journalier de base : salaire mensuel brut divisé par 30,42 — plafonné à 1,4 SMIC pour un arrêt maladie non professionnel.
- Appliquez le taux d’indemnisation : 50 % pour la maladie (dans la limite du plafond journalier, 41,47 € en 2025), ou 60 % puis 80 % à partir du 29e jour pour un accident du travail ou une maladie professionnelle.
- Décomptez la carence : 3 jours pour la maladie ; aucune pour l’AT/MP (le jour de l’accident restant à la charge de l’employeur).
- Vérifiez le droit au maintien légal : au moins 1 an d’ancienneté, avec une carence de 7 jours pour les arrêts non professionnels.
- Calculez le complément employeur jour par jour : 90 % du brut pendant 30 à 90 jours selon l’ancienneté, puis 66,66 % pendant la même durée — en déduisant chaque jour les IJSS perçues.
- Additionnez IJSS et complément pour obtenir le total perçu par le salarié — estimation légale minimale, souvent améliorée par la convention collective.
Exemple de calcul
Hypothèses : arrêt maladie non professionnel de 15 jours calendaires, salaire mensuel brut de 2 400 €, 3 ans d’ancienneté, SMIC mensuel brut de 1 801,80 € (35 h, au 1er novembre 2024), plafond IJSS de 41,47 € en 2025. Salaire journalier de base : 2 400 € ÷ 30,42 = 78,90 € ; IJSS = 50 %, soit 39,45 € par jour. Après 3 jours de carence, la CPAM indemnise 12 jours : 12 × 39,45 € = 473,37 €. Maintien employeur : après 7 jours de carence, 8 jours à 90 % du brut journalier (2 400 € ÷ 30 = 80 €, soit 72 €/jour), IJSS déduites : 8 × (72 € − 39,45 €) = 260,42 €. Total perçu par le salarié : environ 733,79 €.
Questions fréquentes
Comment sont calculées les IJSS pour un arrêt maladie en 2025 ?
Les IJSS maladie représentent 50 % du salaire journalier de base, calculé sur la moyenne des 3 derniers salaires bruts divisée par 91,25 (soit environ le brut mensuel divisé par 30,42). Depuis le 1er avril 2025, le salaire pris en compte est plafonné à 1,4 SMIC, ce qui limite l’indemnité journalière à 41,47 €. Elles sont versées après un délai de carence de 3 jours.
L’employeur doit-il maintenir le salaire pendant un arrêt maladie ?
Oui, sous conditions. La loi de mensualisation (art. L1226-1 du Code du travail) impose un maintien de 90 % du brut puis de 66,66 %, pendant 30 à 90 jours chacun selon l’ancienneté, dès lors que le salarié justifie d’au moins 1 an d’ancienneté. Les IJSS sont déduites, et une carence de 7 jours s’applique aux arrêts non professionnels. De nombreuses conventions collectives prévoient mieux (100 %, carence supprimée) : elles priment.
Quelle est la différence d’indemnisation entre maladie et accident du travail ?
Pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, il n’y a pas de carence : les IJSS sont dues dès le lendemain de l’accident, le jour même restant payé par l’employeur. Le taux est de 60 % du salaire journalier jusqu’au 28e jour, puis 80 % à partir du 29e. Côté maintien employeur, la carence de 7 jours ne s’applique pas non plus.
Qu’est-ce que la subrogation de salaire ?
La subrogation permet à l’employeur qui maintient le salaire de percevoir directement les IJSS à la place du salarié. Elle se déclare dans la DSN au moment du signalement de l’arrêt. C’est la pratique recommandée : le salarié conserve un revenu régulier sans avance de trésorerie, et l’employeur récupère les indemnités sans circuit de remboursement entre les parties.
Le maintien de salaire est-il dû pour chaque nouvel arrêt ?
Les durées de maintien légal (30 à 90 jours à 90 %, puis autant à 66,66 %) s’apprécient par période de 12 mois glissants : les jours déjà indemnisés au titre d’arrêts précédents s’imputent sur le crédit restant. Si plusieurs arrêts se succèdent dans l’année, tenez un compteur précis — un salarié peut avoir épuisé ses droits au maintien tout en continuant à percevoir les IJSS.
La convention collective peut-elle prévoir une meilleure indemnisation ?
Oui, et c’est très fréquent. Beaucoup de conventions collectives suppriment la carence du maintien employeur, portent l’indemnisation à 100 % du salaire ou allongent les durées. Ces dispositions plus favorables priment sur le régime légal. Avant d’établir la paie d’un salarié en arrêt, vérifiez systématiquement votre convention (IDCC) et, le cas échéant, votre contrat de prévoyance.
